Des livres et moi   








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juillet 2003 août 2003 septembre 2003




Livre d'Or











10.9.03
Orgueil et préjugés
Jane Austen


Ce n'est pas une lecture mais une relecture, qui m'empeche malheureusement de me consacrer à d'autres livres, mais qui occupe assez agréablement le temps, surtout pour celles qui restent comme moi d'un incurable romantisme.
Le résumé de l'histoire : l'héroine, la vive et ironique Elizabeth Bennett qui n'est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ? Si oui, en sera-t-elle aimée ? Si oui encore, l'épousera-t-elle ?
Une intrigue somme toute assez classique, mais rehaussée par des personnages... Mr Darcy est l'archétype meme de l'homme inaccessible dont on peut tomber amoureuse. Bien plus tard, il sera meme la référence ultime du sex-appeal pour une nommée Bridget Jones. Quant à Elizabeth, elle est belle, sensible, intelligente, a de la répartie, de l'humour, de l'esprit et est follement amoureuse sans vouloir se l'avouer. Bref, impossible de ne pas s'y reconnaitre.
C'est délicieusement régressif, et j'échange un Jane Austen et ses amours contrariées contre tous les Harlequin du monde.

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Profession journaliste
Francoise Giroud

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Sur ordre 1
Tom Clancy

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27.8.03
Voyage au bout de la nuit
Céline

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La quatrième main
John Irving


Le dernier John Irving, un pavé comme d'habitude. Des histoires un peu folles comme d'habitude. Le héros, un journaliste brillant et séducteur, se fait boulotter la main par un lion dans un cirque en Inde. Il va tenter de s'en faire greffer une nouvelle, va rencontrer un chirurgien, ainsi que l'amour... Le personnage n'est pas fondamentalement sympathique ni attachant, mais il y a quelques belles scènes sur la découverte de l'amour par un homme qui était viscéralement égoiste depuis toujours. Mais comme d'habitude, Irving nous prend par la main et ne nous lache pas, quelles que soient les bizarreries qu'il invente. Celui-là n'est pas dans mon Top 5, mais j'adore tout ce qu'il écrit. A quand le prochain ?

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3.8.03
Mademoiselle Liberté
Alexandre Jardin


Il n'était pas sur la liste de départ, mais étant tombée dessus, j'ai eu envie de confirmer ou d'infirmer mon a priori plutot négatif sur Alexandre Jardin. Les grands "enflammements" romantiques, pas trop mon truc. Et comme c'est son sujet de prédilection ...
C'est encore le sujet de Mademoiselle Liberté. Cette demoiselle a dix-huit ans et reve d'un amour parfait, un chef d'oeuvre ou rien. Pour esquisser ce chef d'oeuvre, elle a jeté son dévolu sur Horace, qui n'est autre que le proviseur de son lycée.
C'est beau cette soif d'absolu, ca se lit vite, ca fait battre le coeur à certains moments. Le livre n'est pas non plus le chef d'oeuvre auquel Liberté aspire.
Ce n'est pas l'histoire que je retiendrai, mais plutot une originalité de taille que se permet l'auteur. Dans mon édition Folio, se trouve un petit avant-propos. Là, Jardin explique qu'à la relecture du roman pour la parution en poche, il s'est soudain trouvé insatisfait par la conclusion de l'histoire. Faisant appel à ses droits légitimes d'auteur, il s'est alors permis de modifier cette fin. Je n'ai pas lu l'édition originale, mais j'imagine que la dimension de cette histoire est tout autre avec une fin différente. Et puis, y a pas à dire, c'est une audace qui me plait.

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16.7.03
La clé sur la porte
Marie Cardinal


Pour commencer en douceur, un des plus petits bouquins de la pile (221 pages).
La clé sur la porte, et non pas "sous" la porte, raconte la vie d'une mère et de ses trois enfants adolescents au début des années 70. Parce qu'elle veut comprendre ses enfants, parce qu'elle veut sortir du carcan de son éducation bourgeoise, elle a décidé de toujours laisser la clé sur la porte de leur appartement. Entre qui voudra. Ils trouveront tous un lieu où dormir, quelquechose à manger et quelqu'un à qui parler.
Drogue, désespoir de la jeunesse, chomage, ce bouquin parait parfois curieusement contemporain. Ce qui parait un peu daté est paradoxalement ce qui fait aussi son charme : c'est sa naiveté, une espèce d'optimisme de la mère qui veut croire qu'elle peut créer une nouvelle notion de la famille, qu'elle peut aider tous ces jeunes paumés rien que par une écoute bienveillante. Cet espoir marque une époque où il restait encore quelques illusions.
Malgré tout, on se prend de temps en temps à penser qu'on aurait bien aimé rencontrer une telle personne, à défaut de l'avoir eue pour mère...

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13.7.03
Vacances dans le coma
Frédéric Beigbeder


A tout seigneur, tout honneur. Puisque je lui pique le titre de sa défunte émission littéraire et que je m'inspire de sa démarche dans son Dernier inventaire avant liquidation, cette première chronique lui revient de droit. Et d'autant plus si on considère que les quatres derniers livres que j'ai lu sont de lui.
En plus des deux précédemment cités : Nouvelles sous ecstasy et L'amour dure trois ans.


Ma plongée dans son univers fut vertigineuse, un seul de ses livres manque désormais à mon palmarès. Des quatre, le plus beau est incontestablement L'amour..., troisième opus de la trilogie de Marc Marronnier, double à peine décalé de l'auteur.
Issu des beaux quartiers, jeune écrivain, noceur impénitent, Marronnier est parfois pris d'accès de réflexion profonde sur le monde, qui débouchent souvent sur un état semi-dépressif ou sur des comportements pour le moins étranges.
A chaque mot, Marronnier-Beigbeder prend conscience de la vanité, de la vacuité de son existence. Et si ces abimes paraissent glauques dans les atmosphères de fete, c'est dans la difficulté d'aimer sincèrement qu'elles trouvent leur expression la plus touchante.


A vouloir évoquer quatre livres à la fois, j'en ai oublié celui dont je devais parler au départ. Vacances dans le coma raconte les douze heures d'une soirée aux Chiottes, boite parisienne branchée. Au programme, sexe, drogues et jet-set. Marc Marronnier y croisera ainsi top-models, représentants de l'aristocratie, djs à la mode... pour finir au petit jour avec... Mais il ne faut pas casser le suspense.
Ce bouquin est à dégouter de la jeunesse branchouille, meme si on espère bien que certains délires naissent uniquement du gout de la provocation tout court aussi bien que stylistique de l'auteur.

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Aujourd'hui,
je lance mon propre feuilleton de l'été.
A defaut d'occupations passionnantes, je vais me lancer dans la lecture de tous les livres non lus de ma bibliothèque.
Au programme et par ordre alphabétique :
- L'Etranger de Camus
- La clé sur la porte de Marie Cardinal
- Voyage au bout de la nuit, de Céline
- L'Etrange histoire de Peter Schlemihl de Chamisso
- Belle du Seigneur d'Albert Cohen (si j'ai le courage)
- Les nourritures terrestres de Gide
- Le passager de la pluie de Sébastien Japrisot
- La condition humaine d'André Malraux
- Monsignore de Jack-Alain Léger
- Le désert de l'amour de Francois Mauriac
- L'anglais qui gravit une colline mais descendit une montagne de Christopher Monger
- Lettres à un jeune poète de Rilke
- La grive d'Henri Troyat


Rien de follement réjouissant dans ce programme, si ce n'est que je réalise qu'il y a finalement assez peu de livres de ma bibli que je n'ai pas lus.
Je m'attaquerai à la Recherche du Temps Perdu si j'ai de l'avance sur le programme (ce qui est fort douteux).


Et pour faire d'une pierre deux coups , je m'efforcerai de faire de petites chroniques de mes lectures ici.

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